• LA ROUMANIE DE CEAUCESCU (1965-1989)

    LES DESASTRES ECONOMIQUES DU COMMUNISME (Episode n°25) :
    LA ROUMANIE DE CEAUCESCU (1965-1989), UNE ECONOMIE EN PERDITION.
    Pas plus que Staline ou tous les autres tyrans communistes (pour lesquels le néo-communiste Mélenchon n'a jamais présenté la moindre excuse, au contraire, il voue une grande admiration à beaucoup d'entre eux), le principal dirigeant de la Roumanie de 1965 à 1989, Nicolae Ceaucescu, n'est une "erreur de parcours". En matière économique comme pour le reste, il a été un communiste parfaitement orthodoxe, appliquant les idées marxistes-léninistes à la lettre : maintien de l'étatisation de l'industrie, collectivisation des terres, planification rigide avec des plans quinquenaux... Cette politique menée par le régime a forcé la population roumaine à réduire considérablement sa consommation, afin de pouvoir augmenter les exportations pour conforter une position d'indépendance. La qualité des produits, biens et services consommés par la population s'effondre et le pays s'enfonce dans la misère. La mortalité infantile connaît une hausse dramatique. Les infrastructures industrielles, faute d'adaptation technologique, se sont dégradées. Les autorités communistes roumaines ont recours aux manipulations statistiques pour masquer ces faits. Lors du plénum du Comité Central du PCR (12-14 avril 1989), il est décidé d'adopter une disposition constitutionnelle visant le non- recours aux crédits extérieurs ; 30 % du revenu national devra être consacré à l'investissement. Mais la production baisse dans le domaine énergétique et l'on adapte alors des mesures fermes d'économies d'énergie qui plongent la population dans le froid et dans l'obscurité. Si les exportations roumaines à l'Ouest sont tombées de 12 % en 1976 à 3,8 % en 1986, un programme de coopération économique et technologique est signé en 1986 avec l'URSS. En 1988, 33% du commerce extérieur roumain est représenté par les échanges avec l'Union soviétique (la Roumanie exporte des produits agricoles et importe de l'énergie). Le tyran communiste Ceaucescu, face aux "dangers" de la perestroïka, a encore l'audace d'accuser "la trop faible mobilisation idéologique qui aurait conduit à un relâchement dans le travail". La faillite politique et économique du régime, telle est la situation à laquelle le pouvoir issu des journées révolutionnaires de décembre 1989 doit faire face.

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    SOURCE :AMCHAC-
     

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