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  • Une page noire du gaullisme…Le massacre de la Rue d'Isly a Alger, ce n’était pas la première fois que De Gaulle agissait ainsi ...

    Une page noire du gaullisme…

    1er décembre 1944

    Le massacre des tirailleurs sénégalais par l’armée française gaulliste

    Au pouvoir à Paris depuis août 1944, le Gouvernement Provisoire de la République Française, le G.P.R.F., est dirigé par Charles De Gaulle. A ce titre, il est reconnu par les puissances Alliées (Royaume-Uni, Etats-Unis, U.R.S.S) en octobre 1944. Dès lors, la remise en question des troupes africaines dans le scénario politique de la Libération devient son obsession…

    L’historien Canadien, M. Echenberg précise que « pour de Gaulle et les gaullistes, la participation africaine aux opérations militaires de la Libération constituait une source d'embarras. Si les sujets de l'empire étaient aussi sans contredit des enfants de la France, il semblait exagéré de leur attribuer un rôle actif dans la libération de la mère patrie. »

    Fin novembre 1944, des prisonniers de guerre africains rescapés des mobilisations et des combats de 1939-1940 (campagne de France) et 1942-1944 (campagne d’Afrique et débarquement en Provence) sont rapatriés en AOF. 
    Les 1280 premiers « tirailleurs sénégalais » originaires des territoires d’AOF sont internés au camp de Thiaroye, ville du Sénégal située dans la banlieue de Dakar, au sud de la presqu’île du Cap-Vert, entre Pikine et Rufisque.

    L’objectif est de les démobiliser dans le contexte général du 
    « blanchiment » de la nouvelle armée française commandée par le général De Gaulle.
    Ces prisonniers –soldats des troupes coloniales- étaient détenus en France dans des frontstalags, camps de prisonniers de l’Armée allemande qui regroupait essentiellement les soldats des troupes coloniales par peur de maladies tropicales ou d'atteinte à la « pureté du sang aryen». Les dirigeants de l'Allemagne nazie ne voulant en aucun cas de la présence d'« hommes de couleur » sur le sol allemand.

    La victoire pratiquement acquise, ces « coloniaux » n’avaient désormais plus, pour le gouvernement gaulliste, de raison d’exister. L’ère du « blanchiment » primait sur toute autre considération…

    Ces soldats africains qui avaient largement contribué aux opérations de libération de l'île d'Elbe, puis au débarquement de Provence (15 août 1944) et à la libération de Toulon (23 août 1944) puis de la vallée du Rhône, qui combattaient dans le nord-est de la France à l'automne, furent en quelques jours remplacés par des jeunes Français… qui n’avaient jamais combattu. L'argument officiel fut le risque du froid hivernal, mais il n'était que de pure forme.

    Selon M. Echenberg les motifs politiques de De Gaulle sont les suivants : « associée au succès des Alliés qui avaient libéré la France de la honte et de l'humiliation, la jeunesse française pourrait humer, ne serait-ce que de loin, le parfum de la victoire. » L'épreuve du « blanchiment » fut très rude pour les soldats africains, qui étaient au nombre d'environ 20 000 : « relevés de leurs positions sur les lignes de front et sans aucune forme de procès, on leur retira leurs armes et jusqu'aux uniformes qu'ils portaient et on les renvoya dans le sud, où ils passeraient la saison froide en attente des navires qui les ramèneraient en Afrique. »

    Les tirailleurs africains libérés devaient toucher leur solde avant leur démobilisation : celle-ci se composait des arriérés de solde depuis leur mobilisation, leur prime de démobilisation et leurs économies de la période du frontstalag. La nouvelle administration mise en place par De Gaulle après la chute du régime de Vichy, refusa de leur verser cet argent à l’embarquement et leur promit de régulariser la situation en Afrique.

    A leur arrivée en AOF, cette administration procéda, le 28 novembre 1944, à des conversions arbitraires de francs métropolitains en francs CFA des montants de démobilisation. Un groupe de tirailleurs, qui devaient regagner Bamako et le Soudan français, refusèrent de prendre la route. Le 30 novembre 1944 Le général Dagnan vint à leur rencontre au camp de Thiaroye. Pris à partie, l’affaire vira - selon la hiérarchie militaire- à l’émeute… ce qui décida le général Dagnan, en accord avec son supérieur, le général de Boisboissel, commandant des troupes à Dakar, de recourir à la force, le 1er décembre 1944.

    Ce jour là, les tirailleurs sans défense furent rassemblés sur l'esplanade du camp de Thiaroye. En face d’eux, cernant l’enceinte, sous les ordres du lieutenant-colonel Le Berre, 1100 tirailleurs du service d'ordre, acheminés depuis Saint-Louis, 120 soldats et officiers français. Les unités engagées dans l'opération étaient le 1er R.T.S, le 7ème R.T.S, le 6ème R.A.C. et la gendarmerie, le tout appuyé par trois automitrailleuses, deux half-tracks (autochenilles blindées) et un char américain. A 9h30, le feu fut commandé… et ce fut l'hécatombe.

    Le bilan officiel (minimisé selon de nombreuses sources) dressé au lendemain des événements fit état de 70 morts (24 morts le jour de l’assaut et 46 blessés qui décédèrent finalement à l’hôpital). Par ailleurs, 34 tirailleurs considérés comme « meneurs », furent condamnés en mars 1945 par un tribunal militaire à des peines de un à dix ans de prison. Ils seront graciés en 1947 mais jamais réhabilités depuis.

    Sur le massacre des tirailleurs sénégalais par l’armée française gaulliste, à Thiaroye -un des événements les plus sanglants de l'histoire de l'Afrique de l'ouest dans les années 1940-1960- l’Histoire officielle retiendra que ces soldats tombés sous les balles françaises, ne sont pas « morts pour la France ».

    14 ans plus tard, alors que le général De Gaulle s’apprêtait à visiter Dakar au cours de son voyage de propagande en vue du référendum constitutionnel du 28 septembre 1958, le Comité de Défense des Libertés Démocratiques, sous la conduite du Parti Africain de l’Indépendance, organisa le 17 août 1958 un pèlerinage à Thiaroye, pour « honorer la mémoire des soldats noirs massacrés en 1944 par le général de Gaulle ». Au retour, les « pèlerins » se heurtèrent aux forces de l’ordre. L’échauffourée dura plusieurs heures et fit de nombreux blessés.

    En août 2004, la journée du 23 août fut déclarée Journée du tirailleur sénégalais par le Sénégal, qui invita les autres États d’Afrique d’où étaient originaires les tirailleurs. Le massacre de Thiaroye y est désormais commémoré.

    Le choix de la date du « 23 août » n’est pas anodin. Il correspond, en effet, au 23 août 1944, qui marque la libération de la ville de Toulon par le 6ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais et symbolise aux yeux de l’ex Président de la République Abdoulaye Wade (1er avril 2000 au 2 avril 2012), « la participation de l’Afrique à la libération de la France et à la lutte des forces alliées contre le nazisme ».

    « Répression d'une mutinerie » : Ce fut la thèse officielle de l’État français de 1944 à 2014, année où ce massacre fut officiellement reconnu par la France. On a également invoqué « la peur de la classe dirigeante française de voir les tirailleurs sénégalais porter, plus tard, des revendications politiques plus massives pour l'indépendance, en s'alliant avec la population locale ». Cela n’a pas empêché le Sénégal d’accéder à son indépendance, le 4 avril 1960.

    … Ne faudrait-il pas voir également dans ce massacre le contrecoup de la défaite anglo-gaulliste à Dakar, le 23 septembre 1940, face à l’armée coloniale française loyale au régime de Vichy ? C’est envisageable. De Gaulle avait la réputation d’être un homme orgueilleux, cinglant et rancunier. Il le démontra de nouveau, 17 ans plus tard, en retournant les armes françaises contre les Français d’Algérie… ceux-là mêmes qui l’avaient ramené au Pouvoir en 1958 mais à qui il refusait de pardonner leur trop grande fidélité au Maréchal. « Tous Pétainistes ! » clamait-il.

    José CASTANO


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  • Témoignage d’un chrétien algérien : «Nous vivons dans la clandestinité !»

    Elie religion Eglise
    Paul-Élie Cheknoun. D. R.

    Par R. Mahmoudi – Invité en France par l’association Aide à l’Eglise en détresse (AED) pour présenter la campagne de «carême 2018», l’Algérien Paul-Élie Cheknoun, 44 ans, converti au christianisme, a brossé un tableau noir de la situation des chrétiens en Algérie.

    Dans son témoignage recueilli par Le Figaro, en marge de cette journée d’hommage organisée en mémoire des chrétiens, victimes de persécution et d’assassinat dans le monde, Paul-Élie Cheknoun a déclaré : «Etre chrétien en Algérie, c’est vivre dans un milieu à écrasante majorité musulmane. Les chrétiens sont moins de 1% de la population. On vit dans la clandestinité. On n’a aucun signe apparent. On fait en sorte de ne pas se faire remarquer parce que c’est dangereux, surtout de quitter l’islam pour devenir chrétien.»

    L’Algérie est classée par les organisateurs de cette journée de martyrologie parmi les pays où les chrétiens sont «pourchassés», juste derrière le Mexique et l’Egypte, deux pays ayant enregistré, cette année, le plus grand nombre d’assassinats visant des chrétiens.

    Cet alarmisme vient contredire les assurances du ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, sur la liberté du culte en Algérie, y compris pour les chrétiens, démentant à chaque fois les informations évoquant des cas de persécution contre des personnes converties au christianisme.

    En octobre dernier, le ministre a mis l’accent sur le fait qu’il n’existait pas de «minorités religieuses» en Algérie mais seulement des «communautés», à l’instar de la communauté africaine chrétienne, tout en affirmant que l’Etat assurait à toutes ces communautés des lieux de culte pour leur permettre de pratiquer leur confession «en toute liberté».

    Mohamed Aïssa rappelait que la loi algérienne est «stricte» en matière de pratique d’autres cultes que l’islam et est, en même temps, «ouverte». «Il n’existe aucun danger pour les lieux sacrés des autres religions en Algérie, qui est capable de les protéger», a-t-il souligné.

    Épisodiquement épinglé sur les libertés religieuses aussi bien par Washington que par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, l’Algérie s’est toujours défendue d’avoir opprimé les communautés religieuses reconnues comme telles. Pour les autorités algériennes, ce qui est combattu, car formellement interdit par la loi, ce sont les actions de prosélytisme, de quelque tendance ou croyance qu’elles soient. D’ailleurs, plusieurs structures fondées par des partisans de sectes se réclamant pourtant de l’islam, comme El-Ahmadiya et des groupes chiites, ont été démantelées au cours de ces derniers mois.

    R. M.

    https://www.algeriepatriotique.com


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  • L’histoire de la Guerre d’Algérie entre en résonance avec de nombreux problèmes de la société française de 2018

    Le 1er novembre 1954, les terroristes du FLN commettaient une série d’actes criminels, déclenchant les hostilités de la terrible Guerre d’Algérie. Plus de 60 ans après, cette histoire, manipulée par le régime gaulliste et l’extrême-gauche, dans une complicité abominable, continue d’être occultée. Dans la ligné de ses ouvrages destinés à combattre la désinformation sur des faits historiques, Jean Sévillia vient de publier Les Vérités cachées de la guerre d’Algérie (Fayard). Il a accordé un long entretien au Figaro Magazine du 26-27 octobre. Extraits :

    Pourquoi avoir écrit maintenant une histoire de la guerre d’Algérie ?

    J’en ai éprouvé le besoin, dans la lignée de mes travaux sur ce que j’ai appelé « l’historiquement correct », parce que nous sommes à un tournant générationnel. Ceux qui ont vécu la guerre d’Algérie disparaissent peu à peu, tandis que les jeunes générations connaissent mal cette période, ou en ont la vision biaisée diffusée par l’historiographie qui domine dans l’enseignement secondaire ou supérieur, comme par le conformisme médiatique. (…) J’ai donc voulu écrire, à l’attention du grand public, un livre de synthèse sur les événements qui se sont déroulés entre 1954 et 1962, mais surtout un livre débarrassé des préjugés idéologiques qui pèsent sur cette phase douloureuse de notre passé récent. Cette histoire entre en résonance avec de nombreux problèmes de la société française de 2018 : la question de l’intégration, de l’identité culturelle des musulmans français, du lien social dans une société multiethnique, de l’islamisme, du terrorisme, etc. Il s’agit d’une page d’histoire aux accents profondément actuels.

    Certains faits sont-ils occultés ?

    Ils sont d’abord déformés, et même mythifiés, et c’est pourquoi il convient d’examiner, dans l’ordre chronologique, tous les points chauds de la guerre d’Algérie : l’antécédent de l’émeute déclenchée à Sétif le 8 mai 1945 et de sa répression, l’insurrection du Constantinois en août 1955, la bataille d’Alger en 1957, le putsch des généraux en 1961, l’OAS, la réalité de la manifestation des Algériens à Paris le 17 octobre 1961, les accords d’Evian, l’exode des pieds-noirs, le massacre des harkis, etc. Mais dans mon livre, j’aborde aussi des pages de la guerre d’Algérie qui sont méconnues ou de facto occultées. Par exemple l’affrontement sanglant, en Algérie comme en métropole, entre le FLN et son concurrent du Mouvement national algérien (MNA). Ou les vagues de purges au sein du FLN. Ou le facteur religieux : à l’extérieur, en effet, le FLN parlait droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, libération de la tutelle coloniale, droits de l’homme. Mais dans l’Algérie profonde, ses recruteurs n’hésitaient pas à recourir au discours du djihad : un appel à chasser les infidèles, aussi bien les chrétiens que les juifs. Cette dimension a été minimisée, voire totalement ignorée, à l’époque, par la gauche anticolonialiste. Il est de même méconnu que les musulmans engagés aux côtés de l’armée française ont toujours été plus nombreux que les militants indépendantistes.

    Vous dénoncez une histoire en noir et blanc…

    Nous subissons aujourd’hui une histoire manichéenne. Celle-ci instruit à charge contre les méthodes employées par l’armée française en Algérie – problème que je ne nie pas, puisque je lui consacre un chapitre entier de mon livre – mais en oubliant que les militaires français ont affronté un mouvement terroriste : de 1954 à 1962, le FLN a systématiquement pratiqué la terreur contre les musulmans pro-français et contre les Européens d’Algérie. Or cette réalité est totalement occultée : on dénonce la torture par l’armée française, jamais les attentats commis par le FLN. De même, l’action sociale, scolaire, sanitaire et médicale conduite par les militaires français, notamment au sein des SAS (Sections administratives spécialisées), mérite d’être soulignée, même si les regroupements de population sont sujets à débat. Lorsqu’on fait de l’histoire, on doit tout mettre sur la table.

    Comment expliquez-vous que le contentieux franco-algérien perdure à propos de cette guerre ?  

    Depuis 1962, le FLN instrumentalise ce passé, d’abord sur le plan des chiffres. La guerre d’Algérie, tous camps confondus, a fait entre 250 000 et 300 000 morts. Cela est déjà considérable, mais ne correspond nullement au million et demi de victimes algériennes dont parle la propagande de l’Etat FLN. Les dirigeants algériens invoquent les crimes commis par l’armée française, mais on attend encore, de leur part, une autocritique concernant la violence qu’ils ont employée à l’époque, notamment à l’encontre des harkis que le gouvernement français avait abandonnés. Alors que neuf Algériens sur dix n’ont pas connu la guerre d’indépendance, les plus jeunes restent éduqués dans cette idéologie victimaire. (…) Les jeunes franco-algériens, pour la plupart, sont également baignés dans cet univers mental. Ils vivent avec l’idée que la France aurait commis des crimes à l’égard de leurs grands-parents, ce qui est un frein puissant à l’intégration : comment aimer un pays dont on pense qu’il a martyrisé sa famille ? Cette question va jusqu’à nourrir le terrorisme, beaucoup d’islamistes étant persuadés de venger leurs aïeux lorsqu’ils mènent le djihad contre la France. C’est pourquoi la transmission de la vérité historique sur la guerre d’Algérie, dans toutes ses nuances et toute sa complexité, est un enjeu civique. (…) Les Algériens ne sont pas des victimes éternelles envers lesquelles nous aurions une dette inextinguible. Le statut de victime, pas plus que celui de bourreau, n’est héréditaire. Faisons la part des responsabilités de chacun à travers un travail historique juste, et passons à autre chose.

    https://www.lesalonbeige.fr


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  • Edouard Philippe rend hommage à Ho Chi Minh et ses communistes tueurs de Français !

    Hallucinant.

    Le régime en place est de plus en plus ouvertement anti-français.

    Son Premier ministre Edouard Philippe (issu de la « droite »), en visite au Viet-Nam, a voulu « rendre hommage » au chef communiste Ho Chi Minh, qui a mené une guérilla puis une véritable guerre (soutenue par la Chine de Mao) contre la France et les Indochinois pro-français.

    Il a fait tuer, entre 46 et 54, plus d’un demi-million de combattants français et indochinois pro-français, dont des dizaines de milliers torturés dans ses camps de la mort.

    Edouard Philippe a vanté « l’austérité sereine », « le travail et le calme, la détermination et la constance » du tyran communiste, dans un livre d’or (et, fier de lui, a posté son texte déshonorant sur twitter) :

    philippe2.jpg

    Il a aussi salué la mémoire des « soldats vietnamiens qui se sont battus pour l’indépendance » d’un pays qui était alors une colonie française.

    Quel ignoble crachat sur la tombe (pour ceux qui ont eu la chance d’en avoir une) de tous les soldats français morts là-bas dans des conditions parfois épouvantables, et pour tous les combattants vietnamiens, laotiens, cambodgiens et tribus minoritaires qui avaient choisi de poursuivre leur route avec la France, face à l’horreur communiste.

    Le Monde, qui semble lui-même étonné, précise : « Aucun responsable vietnamien n’avait cependant fait le déplacement au mémorial français, ne rejoignant Edouard Philippe que pour la visite du mémorial vietnamien. »

    Source : contre-info


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  • La «Toussaint rouge» début de la guerre d'Algérie
     Par: Papa Falco
     
    La «Toussaint rouge», début de la guerre d'Algérie
     
    D’abord prévu pour le 15 octobre, le déclenchement de l’insurrection n’a finalement lieu que le 1er novembre et, fête des morts chez les Européens oblige, prendra vite le nom de «Toussaint rouge».
    Les «neuf historiques»
    Pourtant, nombreux sont les Algériens, jeunes ou plus âgés, qui savent peu de choses de ce que fut l’acte liminaire de la Thawra (Révolution). L’une des raisons est liée au fait que l’insurrection fut organisée par neuf hommes, «les neuf historiques» dont ceux qui survécurent au conflit furent tous après l’indépendance, à une exception près, des opposants au régime de Houari Boumediene (au pouvoir de 1965 à 1978, date de sa mort) et même de Chadli Bendjedid (1979-1992). Difficile, en effet, de parler de l’action déterminante d’hommes dont le nom a longtemps été absent et interdit des manuels scolaires algériens…
    Ci-dessous ;
    Montage de photos d'archives de huit des neuf "chefs historiques" du FLN (Front de Libération nationale) initiateurs du déclenchement de l'insurrection en Algérie le 1er novembre 1954...... source archives d'étude et AFP
    «La TOUSSAINT ROUGE»... reste marquée dans la Mémoire Pied-Noirs aussi douloureusement que le «5 juillet 1962 à Oran», «l'encerclement meurtrier de Bab-El-Oued», «le massacre de la rue d'Isly», «le massacre d'El Halia»...
    Dans la nuit du 31 octobre au 1er Novembre 1954, le tout nouveau F.L.N. ensanglante l'Algérie et revendique pas moins de 70 attentats.
    Ce carnage sera baptisé la «Toussaint Rouge» et marquera le début de la guerre d'Algérie.
    .
    La «TOUSSAINT ROUGE»...
    Dès le 1er novembre 1954, depuis le Caire, «la voix des Arabes» annonce :
    «que la lutte grandiose pour la liberté, l’arabisme et l’Islam a commencé».
    Krim Belkacem, Messali Hadj, Ferhat Abbas, Aït Ahmed, Ben Bella et au moins 2 autres... forment au printemps 1954 un Comité révolutionnaire d'union et d'action (CRUA) et choisissent le 1er novembre 1954 pour déclencher une insurrection sanglante.
    L'État français dénombrera 10 morts, mais un doute s'installe quant au nombre de victimes, car tout de même, 70 attentats
    -- revendiqués par le FLN -- n'auraient fait "que" 10 morts ? Certaines sources nous donnent même 8 morts et une trentaine d'attentats.
     
    La «Toussaint Rouge» marquera à jamais le début de la guerre d'Algérie et la détermination sanguinaire annoncée du FLN.
    La France prise de court par l'ampleur des attaques...
    Le 1er novembre 1954 à Alger, commence "la sale guerre" avec une série d’attentats… Une trentaine de bombes artisanales explosent devant différents immeubles et des dépôts de carburants,
    Assassinats, récoltes incendiées, gendarmeries bombardées, graves incendies à la coopérative de Boufarik, à la Cellunal de Baba-Ali, aux dépôts de liège d'Azozga et de Camp-du-Maréchal. Á Alger, les dépôts de pétrole Mory et Radio-Algérie également visés.
     
    ▬ Laurent François, 22 ans, libéré du service militaire national depuis 6 mois, sera la toute première innocente victime civile, Ce 1er novembre 1954, à 1h30 du matin, ce jeune Pied-Noir qui courait prévenir la gendarmerie de Cassaigne (Mostaganem) d'une attaque terroriste, tombera lâchement assassiné. Simultanément, Georges-Samuel Azoulay, 28 ans, un chauffeur de taxi est abattu sur le trajet de son travail.
    Guy Monnerot, jeune instituteur qui se trouvait, avec Jeanine son épouse, dans le car qui l'emmenait vers le bled, lieu de son premier poste, sera tué et Jeanine son épouse gravement blessée (elle décédera en 1994 à l’âge de 61 ans). Le couple était en Algérie depuis tout juste un mois.
    Le capitaine Hadj Sadok, caïd du douar M’chounèche, sera également assassiné.
    Dans la dynamique meurtrière, une attaque du commissariat d'El Khroub dans le Constantinois par Mohamed Larbi Ben Abdelkader dans la nuit du 1er au 2 novembre fit plusieurs morts parmi les policiers.
    S'ensuivra l'assassinat de civils, soldats, policiers et gradés, agents forestiers ect... Un carnage exécuté sans aucune pitié, des plaines jusqu'aux Aurès.
     
    ► Récapitulatif : 70 attentats ont donc lieu en cette journée du 1er novembre 1954. Il s’agit d’explosions d’engins artisanaux ou d’assassinats. Ils sont réalisés en une trentaine de points du territoire algérien, alors répartis ainsi pour les commandants du FLN :
     
    Zone 1 : les Aurès, zone commandée par Mostefa Ben Boulaïd.
    Zone 2 : Constantinois, zone commandée par Mourad Didouche.
    Zone 3 : Kabylie, zone commandée par Belkacem Krim,
    (signataire de l'acte d'indépendance de l'Algérie des accords d'Évian).
    Zone 4 : Algérois, zone commandée par Rabah Bitat.
    Zone 5 : Oranie, zone commandée par Larbi Ben M’Hidi.
     
    Le 1er novembre est devenu fête nationale en Algérie algérienne, une "gloire" célébrée sur le sang versé d'innocentes victimes.
     
    Papa Falco
     

     


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